Cette communication examine la manière dont l’écrivain congolais Baenga Bolya mobilise le rire comme un instrument critique et libérateur dans ses oeuvres La Polyandre et Les Cocus posthumes.
Objectifs de l’étude de cette communication est d’identifier et analyser les manifestations de l’humour et de l’ironie dans La polyandre et Les Cocus posthumes ; montrer comment ces procédés servent de vecteurs de critique sociale et politique ; démontrer que la satire chez Baenga Bolya constitue une arme littéraire de subversion contre les structures du pouvoir et les hypocrisies sociales. La recherche adopte une approche analytique fondée sur l’examen des procédés discursifs et narratifs de la satire. Elle s’appuie principalement sur la théorie du rire subversif de Mikhail Bakhtine (1965), notamment sa notion du carnavalesque, qui conçoit le rire comme un moyen de renversement symbolique de l’ordre établi.
Cette perspective est complétée par la sociocritique de Northrop Frye (1957), qui permet de relier les formes textuelles aux contextes idéologiques et sociaux. Ces cadres théoriques combines éclairent la double dimension esthétique et politique du rire chez Bolya. L’analyse démontre que chez Bolya, l’humour et l’ironie ne sont pas de simples ornements stylistiques, mais des instruments de dévoilement et de contestation. Le rire devient une force critique qui met à nu les contradictions d’une société dominée par l’opportunisme et la duplicité morale. La présente recherche se donne donc pour tâche de combler cette lacune en interrogeant le rôle du rire comme forme de résistance et de dévoilement du réel dans l’univers de Bolya. Cette étude contribue ainsi à une meilleure compréhension du rôle du rire dans la littérature africaine francophone contemporaine et réhabilite Bolya comme une voix majeure de la contestation sociale à travers l’art du satirique.
écrivain congolais encore trop peu étudié, s’inscrit dans cette lignée d’auteurs qui, par le rire, subvertissent les structures du pouvoir et démasquent les hypocrisies sociales. Ses romans La Polyandre et Les Cocus posthumes déploient un humour corrosif et une ironie mordante pour peindre les excès d’une société en décomposition.
| DOWNLOAD COMPLETE ARTICLE HERE (CLICK) |